En Suisse, un médecin scolaire répond sur la masturbation à 3 ans…

Septembre 2017

Témoignage : préconisations Suisse sur la masturbation des tout- petits

Nous avons reçu un témoignage provenant de Suisse. Un parent inquiet ayant demandé des précisions sur les cours d’éducation sexuelle dispensées dés la maternelle selon les recommandations des « Standards européens à l’éducation sexuelle » de l’OMS.

Un médecin du département de l’instruction publique (équivalent éducation nationale) lui répond que :

 » Il ne s’agit pas d’encourager, mais de partir, dans une approche holistique de la santé sexuelle, de ce qui fait partie du développement normal de l’enfant et de l’expliciter : il est normal pour un enfant de 3 ans de découvrir que garçons et filles n’ont pas la même anatomie. Dès lors, il est aussi normal qu’il ait parfois envie de toucher son sexe, de se caresser : cette « masturbation » précoce n’a rien à voir avec la masturbation de l’adolescent ou de l’adulte pubère. Il va de soi que l’on ne va pas « apprendre » ces gestes aux jeunes enfants, mais les reconnaître comme faisant partie de la découverte de soi. »

Ainsi, on préconise de parler à des enfants de 3 ans publiquement (en classe) de la masturbation et de l’aider à reconnaître ce comportement comme faisant partie de la découverte de soi. Quand l’enfant commence cette découverte le rôle des parents est de lui expliquer que ce sont des comportements qui sont intimes et ne peuvent être montrés. Donc, cette découverte de soi à cet âge là ne doit pas être renforcée par de telles interventions en public qui entravent alors de façon perverse la construction de l’intimité chez l’enfant. Il y a un paradoxe total à parler de choses intimes en public, c’est une façon perverse de détruire les limites entre le public et le privé et créer de l’indifférenciation. L’école, lieu public par excellence, doit apprendre non pas à parler des choses intimes en public mais à les garder pour soi. Elle doit apprendre à l’enfant le contrôle des pulsions. Et parler publiquement de masturbation c’est lui reconnaître une dimension publique et non privée, c’est entraîner l’enfant dans des confusions très graves qui entravent sa construction psychique.

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