Analyse critique des « Standards européens d’éducation à la sexualité » de l’OMS, 2010

Tout d’abord, il faut souligner que début 2014 l’institut Kinsey a obtenu un statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations Unies, un des 6 organes principaux de l’ONU.
En 2008 et 2009, un groupe de travail, le Centre fédéral allemand pour l’éducation à la santé, le BZgA, rédige à Cologne des « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe » , qui sont publiés sous l’égide de l’OMS en 2010. Ces standards s’inspirent en réalité directement de la déclaration des droits sexuels de l’IPPF, comme stipulé à la page 19 :
« L’IPPF, l’organisation internationale leader dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive, a récemment publié une Déclaration des droits sexuels. Cette déclaration se base sur les Droits humains largement reconnus au niveau international et possède une structure similaire à la Charte de l’IPPF en matière de droits sexuels et reproductifs parue en 1994, elle aussi largement acceptée (IPPF 1993). Cette déclaration inclut également le droit à l’éducation et à l’information (IPPF 2008) ».

Voilà ce que décrit le chapitre « développement psychosexuel de l’enfant » :

« Ce chapitre présente des arguments en faveur d’un début précoce de l’éducation sexuelle et explique pourquoi tel thème est introduit à tel âge. Deux organisations renommées dans le domaine de l’éducation sexuelle, SENSOA en Belgique et le Rutgers Nisso Group aux Pays-Bas, ont aimablement mis à disposition des vues d’ensemble qui ont été résumées et légèrement adaptées. »
« La psychologie, plus spécialement la psychologie du développement, montre que les enfants naissent sexués et que leur sexualité se développe en plusieurs étapes en fonction de leur développement en général et de leurs tâches de développement correspondantes en particulier. Les stades du développement sexuel sont exposés en détail pour expliquer l’importance qu’il y a à commencer l’éducation sexuelle aussi tôt que possible et à proposer des contenus/informations, des compétences et des attitudes spécifiques en fonction du développement de l’enfant. Idéalement, les différents sujets sont introduits avant que l’enfant arrive au stade correspondant de développement, afin de le préparer aux changements qui vont se produire (p. ex. on informera une fille au sujet de la menstruation avant ses premières règles) ». Notons bien l’exemple des règles qui est donné pour préparer une fille afin de le comparer plus loin aux autres préparations qui vont être programmées.

« Lorsque l’on parle de comportements sexuels des enfants et des jeunes, il est primordial de garder à l’esprit que la sexualité des enfants est différente de celle des adultes et qu’il est faux d’analyser les comportements sexuels des enfants et des jeunes du point de vue de la sexualité des adultes. Les adultes donnent une signification sexuelle à certains comportements sur la base de leurs expériences d’adultes et trouvent parfois difficile de voir les choses du point de vue des enfants ».

Un texte peu critiquable dans son ensemble jusque-là, sauf que la question du sexuel de l’enfant est confondue avec celle du développement affectif incluant les sentiments liés à la sexualité, ce qui n’a absolument rien à voir. Un enfant peut avoir des fantasmes concernant la manière dont les adultes font des bébés, sans que cela ait à voir avec le besoin d’épanouissement de sa sexualité et sans qu’il soit nécessaire de venir faire effraction chez l’enfant de manière violente par la présentation du réel d’un accouchement par exemple. Et sauf que les préconisations que nous allons voir sont ici clairement infiltrées par le point de vue des adultes qui les ont élaborées, ce qui les amène à injecter de la sexualité adulte chez l’enfant ; sinon pourquoi parler de l’éjaculation à un enfant de 6 ans (cf. infra) ?

L’examen des deux associations mentionnées comme « renommées » pour aider à la rédaction de ce chapitre sur le développement psychosexuel de l’enfant permet de prendre conscience de l’absence totale de légitimité scientifique de ce texte. En effet, il apparaît que SENSOA en Belgique est une association militante pour les « droits sexuels », et que le Rutgers Nisso Group est le planning familial national des Pays Bas. Donc l’OMS cite le planning comme source scientifique. Les associations nommées ci-dessus n’ont évidemment rien de scientifique et n’ont aucune légitimité à parler du « développement psychosexuel de l’enfant ». Nous parlons bien de psychologie de l’enfant ? On est là devant un procédé classique des lobbies militants idéologiques : s’autovalider avec des références pseudo-scientifiques, en misant sur l’absence de curiosité du lecteur concernant l’origine des sources citées. Il faut aussi comprendre que ces Standards se sont basés sur SIECUS comme c’est mentionné dans la partie « Curricula et documentation pédagogique » p. 61. SIECUS, nous l’avons vu, a été créé par l’institut Kinsey en 1964 pour promouvoir l’idéologie de Kinsey sur la sexualité et son éducation. Cette tautologie est la marque des personnalités perverses qui tentent ainsi de transgresser ou modifier les lois existantes.

Récapitulons donc :

INSTITUT KINSEY

IPPF : DECLARATION DES DROITS SEXUELS, 2008

OMS qui dépend de l’ONU : STANDARDS POUR L’EDUCATION SEXUELLE EN EUROPE, 2010

Et c’est un sentiment de grande inquiétude qui s’empare du lecteur lorsqu’il découvre l’ensemble de ces programmes qui se profilent, et en particulier lorsqu’il prend connaissance des tableaux de la « Matrice » de ces « Standards européens » qui figurent à partir de la page 40 et qui sont particulièrement éclairants en matière de propagande pro-pédophile.

Ainsi concernant la fertilité et la reproduction, ces standards prévoient qu’entre 0 et 4 ans, les enfants seront informés sur « les connaissances de base concernant la reproduction humaine (d’où viennent les bébés), les différentes manières de faire partie d’une famille (p. ex. adoption , le fait que certaines personnes ont des enfants et d’autres pas ».
Au même âge, en matière de « sexualité » ils seront informés sur « le plaisir et la satisfaction liés au toucher de son propre corps, la masturbation enfantine précoce, la découverte de son propre corps et de ses parties génitales, le fait que le plaisir lié au contact physique est un aspect normal de la vie de chacun, la tendresse et le contact physique comme une expression de l’amour et de l’affection».
Les compétences visées seront de « devenir conscient de son identité sexuelle, de parler des sensations (dés)agréables dans son propre corps, d’exprimer ses propres besoins, désirs et limites, par exemple en « jouant au docteur » ».
Mais aussi, concernant la « sexualité, santé et bien-être », les intervenants devront informer l’enfant sur « les bonnes et mauvaises expériences de son corps : qu’est-ce qui provoque un bon ressenti/sensation? (écouter son corps), le droit de refuser si l’expérience ou le ressenti n’est pas plaisant, faire confiance à son instinct ».
Donc on ne va pas interdire l’accès à la sexualité pour les enfants mais juste leur apprendre à dire « non » si les sensations ne sont pas plaisantes.
La suite est tout aussi explicite : les enfants de 0 à 4 ans seront aussi informés sur « le droit de poser des questions sur la sexualité, le droit d’explorer les identités sexuelles, le droit d’explorer la nudité et le corps, d’être curieux ». Et bien justement, si on ne projette pas nos idées sexuelles d’adulte, on constate que la curiosité d’un enfant de 3 ans est le plus souvent d’une autre nature et peut consister, après que l’enfant a croisé une femme enceinte, à demander « maman, est-ce que moi aussi j’étais dans ton ventre ? » sans plus.
Tout cela, au milieu de visées de compétences tout à fait louables comme le sont « la distance sociale à maintenir avec différentes personnes, les normes concernant la nudité, faire la différence entre les comportements en privé et en public, respecter les règles sociales et les normes culturelles, se comporter de manière adaptée au contexte ». Nous commenterons en soulignant que c’est là « l’astuce » de ce texte, mise à nu ici : mélanger des propositions cohérentes avec des suggestions dangereuses.

De 4 à 6 ans, on va plus loin : sur « la fertilité et la reproduction » on informera les enfants sur les mythes relatifs à la reproduction (p. ex. dans certains pays on dit aux enfants que les bébés sont apportés par la cigogne), la vie : grossesse, naissance et bébés ; la fin de la vie, les connaissances de base en matière de reproduction humaine, et les compétences visées seront de « discuter de ces thèmes en lui assurant le vocabulaire adéquat ». Que vient faire ici la fin de la vie, sinon d’essayer de détourner l’attention du lecteur du reste du contenu ? Ou est-ce le même procédé que pour la sexualité: donner des explications intrusives sur la mort avant qu’elles viennent de l’enfant au moment où il est prêt à les poser, donc là aussi prendre fortement le risque de provoquer un traumatisme, en particulier s’il n’en est pas encore à penser que ses parents peuvent mourir un jour ?

Concernant « la sexualité », entre et 4 et 6 ans, les thèmes précédents sont tous repris et s’y ajoutent « la signification et l’expression de la sexualité (p. ex. l’expression des sentiments d’amour), le langage sexuel approprié, les sensations liées à la sexualité (proximité, plaisir, excitation) comme faisant partie de la gamme des sensations humaines (elles doivent être positives, n’inclure aucune coercition et ne pas faire mal) ».

Toutes ces données de formation se trouvent aussi retranscrites au milieu de projets tout à fait honorables comme « gérer son besoin de vie privée et celui d’autrui, nommer adéquatement ses propres émotions et sentiments ». Là encore, ces préconisations antinomiques sont caractéristiques des discours à double entrée paradoxale des perversions.
On retrouve ensuite les mêmes informations que celles données aux enfants de 0 à 4 ans concernant la sexualité, santé et bien-être : « les bonnes et mauvaises expériences de son corps / qu’est ce qui provoque un bon ressenti / sensation? (écouter son corps), le droit de refuser si l’expérience ou le ressenti n’est pas plaisant, réussir à ressentir le bien-être, la conscience de pouvoir choisir. »
Et sur sexualité, droits et abus : « il y a des personnes qui ne sont pas gentilles; elles prétendent être bienveillantes, mais peuvent être violentes ».
Les normes des droits sexuels revendiqués par l’IPPF, à savoir non plus un interdit de la sexualité chez l’enfant mais un interdit seulement si cette sexualité est violente ou coercitive, sont retranscrites ici sans ambiguïté, alors que, répétons-le, l’immense majorité des abus sexuels sur mineurs se passe sans violence.

Un pédophile non violent qui procède par séduction, c’est quelqu’un de bienveillant ou de malveillant ? « Enfant de 4 à 6 ans, réponds à cette question, s’il te plaît : Maintenant qu’on a bien déconstruit tous tes petits repères que tu avais déjà eu bien du mal à identifier, ceux du bien et du mal, du bon et du mauvais, de ce qui est légal et de ce qui ne l’est pas, des interdits fondamentaux etc. Et bien maintenant essaye donc de trier et de me dire si le monsieur, ton papa (ou un autre adulte détendeur d’autorité) qui t’a fait tout ça la nuit dernière, en jouant au docteur avec toi, et bien était-il bienveillant ou était-il malveillant ? Rappelle-toi, le malveillant c’est celui qui fait mal, qui est violent. A-t-il été violent ton papa ? Non, ton papa est un gentil papa, il est bienveillant avec toi ».
Et voilà le tour est joué, l’enfant est programmé pour ne plus pouvoir se plaindre des abus sexuels. Qui aurait cru que ce serait si simple ?

La loi est détournée, elle a perdu son sens premier. L’agression sexuelle sur mineur n’est plus identifiée comme telle. Le statut d’enfant est nié et celui de la domination et de l’autorité de l’adulte qui caractérisait l’abus sexuel sur mineur est évacué. Du grand art.

Entre 6 et 9 ans :
Au sujet du corps humain et du développement, l’information sera donnée sur : « les changements physiques, menstruation, éjaculation, variations individuelles au cours du développement, les différences (biologiques) entre hommes et femmes (internes et externes). »
« Examiner son propre corps et en prendre soin » : au niveau de la fertilité et de la reproduction, les enfants seront informés sur « les choix possibles en matière de parentalité, grossesse, infertilité, adoption, les connaissances de base en matière de contraception (on peut planifier et décider d’avoir ou non une famille), les différentes méthodes de contraception, les connaissances de base du cycle de la fertilité, comprendre que l’on peut avoir une influence sur sa fertilité ». Mais encore : concernant « la sexualité l’amour, être amoureux la tendresse » : les enfants seront informés sur « le plaisir et la satisfaction liés au toucher de son propre corps (masturbation, autostimulation), le langage sexuel approprié, les rapports sexuels, apprendre à composer avec le sexe dans les médias (y compris sur Internet), à utiliser le langage sexuel de manière non agressive ». On aidera l’enfant à « la compréhension du concept de « sexualité acceptable » (mutuellement consentie, volontaire, égalitaire, adaptée à l’âge, au contexte et respectueuse de soi).

Là encore, au bénéfice du doute, nous nous sommes demandés s’il n’y avait pas eu une erreur involontaire sur l’âge dans la rédaction de ces tableaux. Mais non. La réponse à cette question se situe à la page 22 où l’on nous explique que cette « éducation sexuelle » est « anticipative », c’est-à-dire qu’elle est « idéalement introduite » avant que l’enfant n’arrive à la maturité psychique pour la comprendre : c’était l’exemple des règles pour les filles. « Idéalement, les différents sujets sont introduits avant que l’enfant arrive au stade correspondant de développement » (p. 22). Vous constaterez vers quoi l’exemple des règles a été détourné. En effet, il ne s’agit pas d’informer une fille de 11 ans sur les règles comme c’est expliqué de façon biaisée dans le texte au départ, pour mieux opérer la « capture perverse » du lecteur. Non : votre fille en sera informée à 6 ans et votre enfant de 6 ans apprendra en même temps ce que sont une éjaculation et la masturbation, tout cela lui sera présenté très positivement. Assez pour qu’il ait très vite envie d’essayer ce nouveau jeu prometteur de plaisirs infinis ? Et votre fille de 6 ans saura tout sur la contraception, sur comment éviter les grossesses (etc.), c’est vrai qu’à son âge on peut se dire qu’elle en a un besoin essentiel. Et puis, elle saura aussi tout sur les rapports sexuels, techniquement sans aucun doute, et surtout on lui aura bien expliqué le « plaisir » que cela procure et qu’elle aura d’ailleurs certainement expérimenté à outrance après toutes ces incitations et excitations sexuelles des adultes, peut-être même à l’école, pourquoi pas ?
Autrement dit, ces notions sont « idéalement » introduites précocement mais finalement dans quel but ? S’agirait-il surtout de préparer psychologiquement les enfants à être abusés sexuellement sans pouvoir se défendre ? Sans aucun doute, ils seront traumatisés par le non-respect volontaire et délibéré de leur rythme évolutif avec des notions de sexualité adulte qui sont intrusives et éminemment traumatiques à leur âge. « Idéalement » pour qui ? Nous savons qu’un enfant traumatisé devient un enfant soumis et dont le contrôle est bien plus facile. A qui ces traumatismes psychiques de l’enfant profitent-ils ? Pour qui sont-ils « l’idéal » ? Quelles sont donc les intentions qui se cachent derrière cette propagande sexuelle pédophile et traumatique pour les enfants ? Quel intérêt y a-t-il à vouloir développer précocement la sexualité chez les enfants ?

Rappelons que les lobbies pédophiles ont toujours milité pour que le droit de l’enfant à avoir une sexualité soit reconnu, pour que des adultes puissent leur enseigner cet accès à la sexualité, et ils affirment que la pédophilie n’est qu’une « orientation sexuelle » parmi tant d’autres et ne doit pas être répréhensible. Rappelez-vous ce qu’écrivait Kinsey dans les années 1930. Il plane comme un air de déjà-vu. L’histoire se répèterait-elle ? Mais aujourd’hui, elle va beaucoup plus loin, ces lobbies et ces réseaux ont réussi à prendre le pouvoir nécessaire pour imposer des normes standards sur « l’éducation sexuelle » des enfants et ont obtenu une reconnaissance par nos instances nationales et internationales. Nous sommes maintenant mis devant le fait accompli et notre devoir est de dénoncer tant la « Déclaration des droits sexuels » que ces « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe » validés par l’OMS qui normalisent les abus sexuels sur mineurs et qui en font même un programme scolaire et éducatif initiateur sexuel et transgressif dès l’âge de 0 ans, donc… dès la naissance.

Et c’est ce que vont subir de plus en plus tous les enfants de France et d’Europe si nous ne faisons rien, en particulier si notre communauté professionnelle ne se mobilise pas massivement.

De plus  l’adoption par L’ONU DU RAPPORT DU 26 SEPTEMBRE 2013 SUR LA SANTE ET LES DROITS SEXUELS ET GENESIQUES (2013/2040(INI)) réaffirme les principes des « droits sexuels » et de « l’éducation à la sexualité » tels que nous venons de les voir et valide un « enseignement de l’éducation sexuelle obligatoire pour tous les élèves des écoles primaires et secondaires »:

Le 18 septembre 2013, se basant sur de nombreux rapports et textes ratifiés et plus particulièrement sur les standards de l’Office régional pour l’Europe de l’OMS et du Centre fédéral allemand d’éducation pour la santé (BZgA) que nous venons de décrire, l’ONU a adopté un nouveau rapport « sur la santé et les droits sexuels et génésiques » (2013/2040(INI)) . Ce rapport sur « l’éducation sexuelle et les services adaptés aux jeunes » réaffirme les principes des « droits sexuels » et de « l’éducation à la sexualité » tels que nous venons de les voir et valide un « enseignement de l’éducation sexuelle obligatoire pour tous les élèves des écoles primaires et secondaires ».

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