Objections

Misandre

« Quel ramassis de désinformations. La « théorie du genre » n’existe PAS. Elle a été inventée par la manif pour tous, vous savez cette bande de cathos homophobes. J’ai honte de voir des psychologues clinicien-nes, des universitaires se laisser autant berner sans vérifier aucune des sources et informations avancées. J’ai juste honte pour vous. Les textes que vous pointez du doigt sont adressées essentiellement aux grands ados et vous faites comme si on balançait ça aux maternelles. Votre lettre et pétition, ça ne vaut pas mieux que le café du commerce. Pour votre information, j’ai une licence de psy, je suis Conseillère Principale d’Education formée en éducation à la vie sexuelle et affective. Je fais à la rentrée prochaine un master en psy clinique et j’espère fortement n’avoir aucun des signataires de cette pétition en cours, surtout pour vous entendre balancer des approximations et de la pure désinformation quant à ce qu’il se passe dans les établissements scolaires. Vous ne valez pas mieux que Frigide Barjot et consort. A bon entendeur, salut. »

REPONSE DU COLLECTIF :

Chère madame, vous n’avez manifestement lu aucun des documents présents sur le site qui auraient pourtant invalidé toutes vos affirmations péremptoires. Tout débat qui n’est pas une manipulation d’opinions doit se soutenir par des arguments et des preuves, ce que vous n’avez manifestement pas pris la peine de faire, sans demander par ailleurs la moindre explication, ce qui engendre nécessairement des doutes quant à la posture professionnelle dont vous vous réclamez.

C’est dommage d’accuser de désinformation et de « café du commerce » lorsque c’est vous-même qui pratiquez cela.

En psychopathologie, cela s’appelle de la « projection ».

 

Patrick

« Ce programme introduit aussi la théorie du genre »… tout s’explique donc. Je ne comprenais pas trop où vous vouliez en venir, c’est plus clair à partir de là…

Je suis psychologue clinicien et il n’y a rien de théorique dans la notion de genre. Parler aux enfants de sexualité aux enfants, dans un langage qui leur est adressé n’est pas être pédocriminel. »

 

REPONSE DU COLLECTIF :

Pourriez-vous nous éclairer svp ?

« Il n’y a rien de théorique dans la notion de genre ».

Voici la définition de « théorie » selon le dictionnaire Larousse :

  • Système d’hypothèses sous-tendant les interprétations des événements : C’est votre théorie, mais ce n’est pas sûr.
  • Connaissance purement spéculative : Il y a loin de la théorie à la pratique.

Le « genre » serait-il donc une « pratique » ? A partir du moment où l’enseignement prévoit « les identités de genre » au programme pour des enfants en bas âge, il est évident qu’il introduit une « connaissance purement spéculative » et « un système d’hypothèses ». Cf. p. 18 et 21 de l’historique téléchargeable sur cette page (programmes de « déconstruction » enseignés aux enfants). La « déclaration des droits sexuels » indique, p. 22 VF : « L’identité de genre renvoie à la conviction intime qu’une personne a d’être homme ou femme, masculin ou féminin » et l’objectif est « d’intégrer la liberté de choix des modèles d’identifications, y compris à travers le jeu et les jouets » (cf. programme de maternelle pour l’académie de Grenoble). La question de l’identité sexuée comme construction culturelle pose celle, philosophique, de la part de nature et de culture au sein de l’humain. L’on se demande bien en quoi ces questions de genre concernent les enfants dans leur développement psychique. Par ailleurs, vous n’avez pas lu les documents ni l’historique de 22 pages. Merci avant toute chose d’en prendre connaissance, pour dialoguer autrement que sur la base de simples opinions ou idéologies. Vous y auriez découvert que, précisément, le langage n’est pas adressé aux enfants puisque tous ces programmes ne respectent absolument pas leur développement psycho-affectif et psychique. Nous avons fait des recherches très approfondies avant d’engager une telle action. Il nous semble que l’argumentation et la recherche de la vérité concernant ces textes internationaux et leurs infiltrations dans tous les pays devraient vous animer tout autant que nous.

Jean-Jacques

« J’ai essayé de trouver sur le site de l’EN une instruction ou une circulaire enjoignant d’appliquer à la lettre les recommandations européennes du « Standard » et je n’ai pas trouvé. Certes il y a un rapport d’un haut conseil -que vous citez – mais ce n’est qu’un rapport : un enseignant ne peut obtempérer qu’à un texte paru au BO et qui soit contraignant. J’ai par ailleurs interrogé des enseignants que je connais et aucun n’a entendu parler de ces obligations que vous dénoncez – mais peut-être le texte est encore à venir. Pas plus que je n’ai trouvé une quelconque référence à une « théorie du genre » même si le terme « genre » figure dans le dit rapport (la précédente ministre a d’ailleurs souvent démenti que cette « théorie » figure dans aucun texte, mais cela a pu changer bien sur : mais alors où ?). Je comprends qu’on puisse être en désaccord avec certains aspect du ‘Standard » européen ou sur un outil ou un autre, mais cela suppose une discussion de spécialistes comme pour le DSM ou n’importe quel autre standard. Donc je ne comprends pas bien le sens de cette pétition qui s’insurge contre quel circulaire ou décret exactement ? et la question est trop sérieuse pour qu’on ne la traite pas sérieusement. »

REPONSE DU COLLECTIF :

Pour votre première question concernant les références, nous vous renvoyons au travail approfondi que nous avons effectué, et que vous pouvez télécharger le site (historique de 22 pages).

Pour le genre, p. 18 et 21 de l’historique. Il est vraiment dommage que vous n’ayez pas pris le temps de consulter le travail sur lequel se base cette pétition, et donc normal que vous ne « compreniez pas bien le sens ». Les « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe » n’ont jamais fait l’objet de consultations de spécialistes de la vie psychique de l’enfant ni du traumatisme psychique, mais sont fondés sur la sexologie de Kinsey, dont vous n’ignorez pas l’origine pédocriminelle (cf. l’historique et les revendications à éduquer sexuellement des enfants d’ailleurs).

Un principe de précaution et de prudence n’a absolument pas été respecté, au contraire même, et c’est bien pour que cette question soit traitée sérieusement, sans évacuer la protection de la vie psychique de l’enfant, comme cela a été fait jusqu’à présent, ni nier les prérogatives parentales en matière d’information et d’éducation donnée aux enfants (article 26 de la « déclaration des droits de l’homme »). Nous vous conseillons vivement la lecture et l’écoute des supports mis à disposition sur ce site.

Laurent

« Bonjour, je tiens à vous informer que la théorie du genre n’existe pas. Donc, on voit bien où vous voulez en venir… et les lobbies fachos et homophobes que vous défendez… »

REPONSE DU COLLECTIF :

Concernant la théorie du genre, à partir du moment où l’on enseigne les « identités de genre », le choix du genre qui doit se dégager de tous les déterminismes sociaux, la déconstruction des stéréotypes de genre (…) cela s’appelle une théorie. Il s’agit d’hypothèses qui sont faites sur le genre et qui sont transmises aux enfants pour les formater à cette idéologie. L’ensemble des textes et rapports gouvernementaux mais aussi les programmes que nous avons découverts pour les enfants même de maternelle en attestent sans aucune ambiguïté. Tout cela est référencé dans le texte que vous pouvez télécharger sur ce site «  »Droits sexuels » et « éducation sexuelle »: histoire d’une dangereuse imposture ». Par ailleurs, nous prenons la définition du dictionnaire Larousse.

Théorie :

  • Système d’hypothèses sous-tendant les interprétations des événements : C’est votre théorie, mais ce n’est pas sûr.
  • Connaissance purement spéculative : Il y a loin de la théorie à la pratique.
Donc, si la « théorie du genre » n’existe pas, alors que « les identités de genre », les « stéréotypes de genre » sont enseignés, c’est donc que c’est directement une pratique, qui n’a même pas été théorisée ?

Florence

« Pourquoi faut-il éviter que les jeunes voient des films porno ? »

REPONSE DU COLLECTIF :

1° parce que cela peut être traumatique pour un jeune de découvrir la crudité d’un rapport sexuel sans sentiment, et éventuellement, s’il est plus jeune, de découvrir une scène sexuelle réelle qui va l’empêcher de développer des fantasmes infantiles, déterminant pour le développement de sa structuration psychique.

2° parce que cela lui donne une image de la sexualité coupée des sentiments, donc dissociant de facto l’individu.

3° parce que, si l’on veut véritablement donner des valeurs de respect envers les femmes, les films pornographiques ne sont pas des modèles du genre, et véhiculent de plus en plus des images de viols et de sexualité transgressive.

Que fait « l’éducation à la sexualité ? »

1° elle amène précocement des explications techniques sur la sexualité adulte à l’enfant dans tous ses détails (en primaire cf

https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/educations-sexuelles-la-sexualite-enseignee-aux-enfants

: tous les détails de l’acte sexuel et des organes génitaux avec leur fonctions et la notion de sexualité source de plaisir et dans le secondaire où toutes les positions et les modalités de toutes les sexualités sont abordées), et en plus en groupe, en déconstruisant ainsi que le caractère intime de la sexualité.

2° elle parle des mêmes choses crues, techniques donc est coupée des émotions et en groupe en plus, donc entraîne une confusion du privé et de l’intimité avec le public, tout en prétendant parler de l’intime (injonction paradoxale : parler de l’intime en public, de façon imposée et obligatoire aux enfants)

3° La pornographie y est déjà présente puisqu’elle montre des supports pédagogiques obscènes avec des schémas, des photos, des vidéos ce qui est la définition même de la pornographie (cf. le clitoris et le pénis que l’on peut cliquer pour les mettre en excitation sur onsexprime.fr : L’anatomie du sexe féminin et tant d’autres, donc c’est une injonction paradoxale (typique de la perversion)

http://www.onsexprime.fr/Sexe-anatomy/Le-sexe-des-filles/Anatomie-sexe-feminin#tool)

4° Que des sites prônant l’éducation sexuelle des adolescents qui font des interventions scolaires donnent la parole en tant qu' »expert » à un acteur du porno comme Phil Hollyday (qui a tourné dans plus de 600 films pornographiques :

Education sensuelle – Accueil (injonction paradoxale de type pervers puisqu’un acteur du porno va automatiquement susciter la curiosité des adolescents qui vont se précipiter pour aller regarder les films réalisés par l’acteur formidable qui leur donne des conseils (films pornographiques donc)

http://www.educationsensuelle.com

5° Si des promoteurs du porno créent des chaînes d’éducation sexuelle c’est qu’ils ont bien compris l’obscénité de cette prétention à « éduquer sexuellement » les enfants et à les pervertir pour s’assurer d’une clientèle future.

https://alerte-education-s.wixsite.com/droits-sexuels/single-post/2017/05/16/Deux-géants-du-porno-lancent-leur-plateforme-d-éducation-sexuelle

 

Nathalie

« Bonjour, je comprends votre inquiétude mais il y a un point que vous n’abordez pas : depuis longtemps les enfants et les adolescents cherchent à avoir des informations sur la sexualité. Autrefois ils regardaient les animaux, ils parlaient entre eux, jouaient au « docteur », consultaient des encyclopédies… maintenant que font ils?… ils cherchent sur Internet… c’est logique, ils le font pour beaucoup d’autres questions. Et à votre avis sur quoi ils tombent?… des sites pornographiques…. et je penses que c’est bien plus choquant que d’aborder ces questions en classe. Alors peut-être que le programme du gouvernement est maladroit mais je pense que c’est une façon de répondre à cette dérive. Auriez-vous une meilleure idée ? »

REPONSE DU COLLECTIF :

1° à quel âge la plupart des enfants commencent-ils à regarder des films pornographiques? Dans l’immense majorité, c’est après 12 ans, donc pas en primaire

2° si un mineur va sur un tel site, il n’est supposé y aller qu’à partir d’un certain âge. Il faut qu’il ait un ordinateur sans contrôle parental, ou qu’il ait accès à internet depuis son téléphone. On objectera qu’il peut voir ça depuis le téléphone d’un copain. Il a été demandé de manière répétée (et sans succès) que ces sites soient payants et ne soient accessibles que via un paiement par carte bleue, ce qui freinerait considérablement leur visionnage, donc il y a un refus « sociétal » et politique de se compliquer la vie pour protéger les jeunes à ce niveau, et ce devrait être la première question. Cela n’empêcherait évidemment pas tout car les jeunes pourraient contourner ce paiement en allant sur des sites étrangers.

3° si un mineur voit des scènes pornographiques, c’est de son fait. S’il est choqué, il peut arrêter de regarder, alors que ce n’est pas le cas en cours quand on lui parle de cela… Et cela fait toute la différence ! De plus, il choisit quand et avec qui il le regarde, ce qui n’est pas du tout non plus le cas en cours… L’argument du Dr en psychologie Gérard Bonnet est intéressant : il dit que tous les élèves d’une classe ne sont pas au même niveau de questionnement par rapport à ça, et que cet aspect collectif ne respecte pas la pudeur et l’intimité, et que ça n’a donc pas sa place dans un lieu scolaire.

4° c’est de son fait, et il sait que c’est interdit puisqu’il doit cliquer sur la case indiquant qu’il a plus de 18 ans, il le fait en cachette comme les jeux de touche-pipi qui sont inévitables, c’est-à-dire que penser à la sexualité n’est pas provoqué de manière organisée et répétitive par des adultes détenteurs d’autorité, et séducteurs (et c’est cela qui désorganise profondément le psychisme, d’ailleurs, en transgressant l’interdit de l’inceste au niveau du langage et des rôles).

5° c’est un leurre de penser que « l’éducation à la sexualité » va faire contre-poids à la sexualité brute des films pornographiques, les jeunes essayeront de les regarder de la même manière avec autant d’excitation, et peut-être même encore plus puisqu’ils auront été initiés au sexe décomplexé par un adulte au sein d’un groupe, donc éprouveront encore moins de culpabilité à y aller. Nous proposerons plutôt de parler aux jeunes dans un contexte de prévention en leur expliquant à partir de 14 ans, en SVT biologie, on pourrait commencer par dire qu’il y a parfois des films qui donnent une idée très déformée de la sexualité en expliquant pourquoi ceci ne correspond pas à la réalité, que c’est du cinéma tourné par des professionnels, et qu’il y a des sentiments habituellement. De plus, il est important de favoriser une approche progressive sans pour autant donner à voir aux adolescents des images ou des explications détaillées qui sont tout autant « pornographiques » dans la définition littérale du terme.

 

Samantha

« C’est un tissu de mensonges (l’éducation à la sexualité, c’est mon boulot au quotidien), ce programme n’existe pas. Sauf dans l’imagination débordante des fachos qui organisaient les journées de retrait de l’école contre les ABCD de l’égalité, et défilaient avec la Manif pour les homophobes.

L’ordre patriarcal, ultra-conservateur, essaye de faire passer son message sous couvert de protection des enfants. Les mêmes ressorts sont utilisés contre l’avortement, contre l’ouverture du mariage, contre la prévention du VIH. Je ne sais pas d’où vous sortez mais clairement vous n’êtes pas là juste « pour informer ». »

REPONSE DU COLLECTIF :

Non, nous ne sommes pas les « fachos-homophobes-fabulateurs-ultra-conservateurs » que vous prétendez dénoncer, de façon calomnieuse, sans apporter le moindre argument ni la moindre preuve (forcément, il n’y en a pas !) et sans avoir lu la moindre virgule de ce site qui précisément vous informe avec des sources et des références étayées.
Nous ne voyons dans votre réponse :
  • a minima, qu’un déni extrêmement violent et agressif, lequel vous anime et vous fait rejeter tout en bloc sans même prendre le temps de lire les textes et d’en contredire la moindre phrase.
  • a maxima, des intérêts personnels et/ou professionnels qui vous font défendre des idéologies pédophiles dangereuses pour la santé psychique des enfants.

Philippe

« 1. Quels sont les conflits d’intérêt de la totalité des membres du collectif en lien avec cette question, notamment les convictions/engagements d’ordre religieux et associatif (par exemple : association pro IVG ou association anti IVG) ?

2. les sources bibliographiques qui étayent vos affirmations sur l’impact négatif de l’éducation sexuelle trop précoce ? Vos expériences personnelles, si conséquentes soient-elles, relèvent d’un niveau de preuve qui est faible au regard des critères en la matière. Vous attaquez la solidité des différentes recommandations internationales, européennes et françaises, mais quid de la solidité scientifique de vos arguments ? Quelles sont les études qui ont montré que l’apprentissage de la théorie des genres serait de nature à perturber le développement des enfants ? Quelles sont les études qui ont montré qu’expliquer la masturbation à un enfant pré pubère était de nature à le perturber ? Etc. »

REPONSE DU COLLECTIF :

Tout d’abord, nous ne pensons pas que l’on puisse être pro IVG dans la mesure où ceci représente toujours un certain niveau de traumatisme psychique pour une femme. La position du Dr Berger en 1971 était qu’en tant que médecin, il n’acceptait pas qu’une femme meure presque tous les jours de septicémie ou d’hémorragie suite à des avortements clandestins. Rien à voir avec une quelconque idéologie. Concernant le niveau de preuve, nous pensons que la question aurait dû être posée en amont : il n’existe aucune étude, dans quelque pays que ce soit, montrant que cette « éducation à la sexualité » a des effets positifs en quoi que ce soit, ce qui aurait dû être le minimum, étant donné que c’est l’INPES, lié au Ministère de la Santé, qui finance le site onsexprime.fr. Nous ne parlons même pas d’études en double aveugle, les seules probantes. Donc un principe de précaution aurait dû primer. En tout cas, dans nos consultations, il y a des enfants qui montrent clairement être traumatisés par ce type d' »enseignement ». Nous en découvrirons plus quand les parents, dont beaucoup sont terrorisés et n’osent pas parler par peur de se mettre l’institution scolaire à dos, oseront davantage témoigner. Ceci est totalement prévisible pour de nombreuses raisons, dont le fait que des sujets d’un même groupe d’âge sont à un niveau de maturité affective hétérogène concernant ces questions, donc un certain nombre ne sont absolument pas prêts à penser à certaines choses. D’où notre préconisation n°3 d’espaces individuels de parole pour ceux qui le souhaitent. De manière directe, nous suggérons que les personnes qui manifestent ce prosélytisme de « l’éducation à la sexualité » s’interrogent sur les raisons pour lesquelles elles veulent absolument éduquer à la sexualité les enfants des autres, en l’absence de bénéfice prouvé (par exemple en quoi la construction d’un clitoris en 3D améliore-t-elle la vie sexuelle des femmes ?).

 

 

 

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